Sources du livre de William Reymond




Nous allons vous mettre ce que nous pensions être utile à notre enquêtes, donc voici les sources venant du livre de William Reymond, et que j'avais repris dans mon manuscrit. De là vous voyez le bouquin de William Reymond. Je vais rectifier un peu.


Je citerai à chaque fois les pages.

Page 410.411:

- Depuis le 22 novembre 1963, l'assassinat de John Kennedy est devenu un classique étudié par les forces spéciales de nombreux pays. En France, le SDECE possédait dès la fin des années 60 une version non censurée du film de Zapruder. Le film a été visionné à de très nombreuses reprises pour déterminer les circonstances du meurtre. En 1968, deux agents français, après avoir analysé les images et épluché le dossier français de l'affaire, ont publié en Belgique, en Allemagne et aux Etats-Unis un ouvrage intitulé Farewell America sous le pseudonyme de James Hepburn. En 1970, Gilbert Lecavelier, un des responsables de l'ETEC, une officine spécialisée dans  l'infiltration de la gauche française où se côtoyaient anciens de l'OAS, membres du SAC et du SDECE, a également profité de séances de "perfectionnement" pour étudier la version complète du film de Zapruder. Les souvenir de "James Hepburn", de Gilbert Lecavelier, d'un officier américain des forces spéciales et d'un autre ancien de l'ETEC aujourd'hui à la DST, permettent pour la première fois de raconter comment John Kennedy a été assassiné le 22 novembre 1963. Si une petite centaine de personnes a participé de près ou de loin au meurtre, beaucoup d'entre elles ignoraient l'objet final de leur action.

Le groupe de réflexion.

Page 412:

- En effet, le groupe Réflexion avait choisi Dealey Plaza parce que cette place offrait non pas une mais deux zones de tirs ainsi qu'une autre option à laquelle il n'a pas été nécessaire de recourir. A la sortie du Triple Underpass avait en effet été installée une voiture piégée qui, si les plan A et B avaient échoué, aurait explosée au passage de la limousine. D'après différentes sources, c'est une triade composée d'un Américain et de deux "Français", spécialiste en explosifs, qui étaient en charge du plan C.

Page 420 :

- Le premier tireur est posté à l'extrême gauche de la barrière de bois, au point le plus éloigné du Triple Underpass, presque dans le dos d'Abraham Zapruder, disposant de la meilleure zone de tir. Face à lui, la sortie du virage d'Elm Street. Dans sa ligne de mire, la tête du Président au moment où sa voiture roulera lentement. Qui est-il ? Un Français, ancien légionnaire parachutiste spécialiste du tir au fusil à lunette. "Max", tel est son nom de guerre, a servi dans le 1er REP, ce corps de la Légion qui a soutenu le putsch des généraux composé d'anciens nazis et de futurs membres des Brigades anticommunistes, corps qui constituera aussi le gros des troupes de l'OAS. Le 22 novembre 1963, Max n'est pas là au nom de l'OAS. Devenu mercenaire, il remplit un contrat.

Page 421:

Le terme OAS est restrictif, car cette organisation a existé en tant que telle de février 1961 à avril 1962. C'est une tentative de fédération de divers groupes armés et politiques inscrits dans la lutte pour l'Algérie française. Une fois l'indépendance acquise, certains membres de cet ensemble hétéroclite ont tenu à continuer le combat, non plus contre le FLN mais contre de Gaulle et les communistes. Les plus extrémistes ont même rejoint à sa création les WACL, brigades internationales anticommunistes. On les retrouves dans des organisations terroristes comme Aginter Presse au Portugal.  La zone  Caraïbes, l'Amérique de Sud, l'Afrique du Sud et l'Amérique du Nord vont aussi rapidement devenir les nouveaux terrains de conquête de ces hommes souvent condamnés par contumace en France. Ainsi, certains anciens de l'OAS tentent d'établir des têtes de pont en Martinique, en Guadeloupe et à Québec avec la création du Front de libération québecois. L'histoire des rapports entre l'OAS et les Etats-Unis, encore en partie secrète et totalement inconnue en France, est, de façon indirecte, une des raisons de la présence à Dallas de "Max" et de quelques autres compagnons de lutte. En fait, depuis 1961, des rapports ont été établis entre les autorités américaines et l'Organisation de l'armée secrète. Le 12 décembre 1961 à Madrid, l'état-major de l'OAS - dont le général Salan - rencontre le chef de station de la CIA à Paris, connu sous le cryptogramme de Brown, et demande que l'agence fournisse du matériel pour équiper une armée de cinquante mille hommes. En retour, la CIA obtient l'exclusivité du commerce du pétrole et du gaz avec la future "Nouvelle Algérie" ainsi que l'installation de bases américaines dans la Sahara. Une proposition d'accord est même expédiée à Washington. Mais Kennedy et son ambassadeur en France, le général Gavin, prennent très mal cette initiative de la CIA. Brown est immédiatement muté et JFK, qui depuis les années 50 soutient la fin de la colonisation, considère l'accord secret entre l'OAS et la CIA comme nul et non avenu. Le 22 décembre 1961, le New York Times note toute fois, malgré les consignes de Kennedy, qu'une "nouvelle organisation secrète créée dans l'armée française, encore plus secrète que l'OAS, tente actuellement d'obtenir l'aide du gouvernement américain". Toujours est-il que cet épisode OAS rappelle beaucoup les difficultés entre Kennedy et la CIA à propos du dossier cubain. Moins connue, mais très importante dans l'affaire Kennedy, la tentative de la branche extérieure de l'OAS de mai 1963 qui essaye de persuader la CIA que "soutenir l'OAS est le seul moyen possible pour combattre le communisme en France et en Europe". Deux hommes repésentent le camp français, Pierre Sergent et Jean Souêtre. Le capitaine Souêtre, un des tout premiers officiers à avoir quitté l'armée française afin de rejoindre la lutte en faveur de l'Algérie française, est sans conteste un des personnages les plus importants et les plus secrets de l'OAS. Un homme au centre d'un des mystères de l'assassinat de Kennedy. Mais avant de résoudre l'énigme Souêtre, accusé à tort par certains d'avoir été à Dallas le 22 novembre 1963, il faut expliquer les rapports particuliers unissant l'OAS aux Etats-Unis et, plus particulièrement, à certains membres de la conspiration.

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